À Jallais, une organisation originale pour maintenir les premières communions

La paroisse « l’Espérance au cœur des Mauges » (Jallais) a mis en place un système inédit permettant aux enfants de faire leur première communion en évitant les grands rassemblements, rendus impossibles par la crise sanitaire... Innover pour s’adapter à la crise sanitaire, mais une chance pour les enfants et leurs familles !

Depuis le mois de janvier 2021, les enfants reçoivent le sacrement au cours des messes ordinaires du week-end, seuls ou par petits groupe de deux à six. Une nouvelle organisation qui leur permet de mieux intérioriser le sacrement et implique les paroissiens. Un souffle inattendu pour la paroisse.

Pas facile de mener les projets à bien avec le Covid !

Claire Fillaudeau, laïque en mission ecclésiale (LEME) comme coordinatrice catéchèse sur la paroisse, avait pourtant tout organisé. La célébration festive des premières communions devait avoir lieu en novembre au terme d’une longue préparation et un temps fort en octobre. À cause du deuxième confinement, la célébration n’avait pas pu avoir lieu. Pourtant, les enfants étaient prêts.
« Je ne voulais plus fixer de nouvelle date et attendre sans savoir où on allait », se souvient-elle.

« Nous avons discuté avec le père Stéphane Poirier, vicaire de la paroisse. Puis nous avons proposé aux familles que les enfants fassent leur première communion au cours des messes ordinaires du samedi ou du dimanche » explique la coordinatrice.

1ère communion de Cassandra et Enzo, dimanche 17 janvier 2021 à Jallais

Une proposition bien accueillie

Une proposition très bien accueillie, même si pour les enfants cela a forcément été un peu « déroutant. » « Nous avons eu de très bons retours », se réjouit l’équipe.

Entre janvier et mars, la moitié des soixante-dix enfants a pu recevoir la première communion lors d’une messe ordinaire. Les premières communions se dérouleront ainsi jusqu’à l’été dans les églises principales de Jallais et du May mais également dans les petits relais.

« On se sent entourés, cocoonés par la communauté » se réjouit Claire qui voit se resserrer les liens avec les équipes liturgiques de ces relais.
Une nouvelle organisation qui n’a que du bon, et qui permet en plus d’impliquer les paroissiens qui ne seraient pas forcément venus à une grande célébration longue et festive.

Mais même si n’y a pas la foule des grands jours, l’orchestre etc., l’enfant est mis à l’honneur. « On les accueille par leur prénom, on accueille leur famille. Lors de la prière universelle une intention est dite spécialement pour eux » détaille Claire.

Enzo communie pour la première fois

Un sacrement vécu plus profondément

Avant la messe, le père Stéphane prend du temps avec l’enfant, ce qu’il n’avait pas forcément le temps de faire lors des célébrations groupées.

"Les enfants vivent ce sacrement plus profondément je pense, cela donne du relief. Ces célébrations apportent une autre dimension spirituelle. Les paroissiens prient pour l’enfant, mettent un nom sur un visage, et son invités à faire mémoire des sacrements qu’ils ont eux-mêmes reçus" décrit le prêtre.