Béninois, le père Justin célèbrera cet été en Anjou

Originaire du Bénin, le père Justin Soulton Agboton est arrivé en France en 2018, et réside à Lyon. Cet été, il viendra prêter main forte dans les paroisses du doyenné des Trois-Rivières au nord-est du département. Comme lui, une dizaine de prêtres africains sont attendus pour la pastorale d’été dans le diocèse. Pour le père Justin, déjà venu l’été dernier en Anjou, cette pastorale estivale est une « chance » pour notre Eglise.

« Je suis prêtre du diocèse de Porto-Novo au Bénin, en Afrique de l’Ouest. J’ai souhaité venir cet été dans le diocèse d’Angers pour découvrir une autre réalité de vie dans une église-sœur. L’échange inter-Eglises est toujours une chance et une richesse pour les pasteurs. » s’enthousiasme le père Justin, actuellement prêtre fidei donum dans le diocèse de Lyon.

Au début il a fallu s’adapter à une nouvelle culture

Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception à Porto-Novo (Bénin)

Toutefois, au début, il a fallu s’adapter. « En arrivant en Europe, puis en France il y a deux ans, explique le père Justin, j’ai remarqué qu’à la messe du dimanche et surtout en semaine, il y a très peu de fidèles. « Alors qu’au Bénin, une nombreuse assistance cherche à se confier entre les mains de Dieu (…) et lui rendre grâce pour ce qu’Il réalise dans leur vie ». En revanche, « ici les fidèles arrivent à l’heure et même parfois en avance aux célébrations », remarque-t-il.

En Afrique, c’est le prêtre qui décide

Des fidèles laïcs qui en France, ont « beaucoup de responsabilités dans la vie de la paroisse contrairement au Bénin où « presque tout est pensé, construit, organisé par le curé lui-même ». Pour ce prêtre du Bénin, une constatation qui fait réfléchir… « Ces expériences ecclésiales en France nous ouvrent des horizons sur la responsabilité des laïcs dans la vie paroissiale en Afrique. Il faudrait les instruire et les amener à prendre leur place dans l’organisation de la vie paroissiale, comme nous y invite le Pape François. Les laïcs ont leur part d’enrichissement dans le réveil de nos communautés paroissiales. »

L’année dernière, l’expérience d’une communauté religieuse

L’été dernier, le père Justin était en service pastoral à l’EHPAD de la congrégation des Augustines à Angers. Une découverte. La rencontre avec les personnes âgées a été « une grande joie, car je me sentais utile (…), les personnes avaient une grande soif spirituelle ». Des résidents en grand besoin d’être écoutés, et comblés par la présence du prêtre. « Cela se voyait sur leurs visages ! » se réjouit-il.

Le père Justin Soulton Agboton

Pour cet été 2020, ce sera pour le père Justin une expérience de paroisse. « Je suis attendu à Saint-François-aux portes d’Angers » à Saint Sylvain d’Anjou et rendrai des services dans le doyenné des Trois-Rivières selon les besoins. Je prie le Seigneur de veiller sur nous, de nous garder à sa suite pour le rayonnement de sa Parole » confie-t-il.

La pastorale d’été : une chance pour notre Eglise

Chaque année en juillet et août, plusieurs prêtres originaires d’Afrique viennent rendre service dans les paroisses du diocèse. L’été dernier en 2019, ils étaient au nombre de 34. La « pastorale d’été » permet aux prêtres diocésains de prendre du repos, au prêtre accueilli de découvrir une nouvelle culture et à la paroisse en général de vivre l’universalité de l’Eglise. Cette année, en raison de la crise sanitaire et de la fermeture des frontières, la pastorale d’été a dû être réorganisée : une dizaine de prêtres africains vivant en France ou en Europe viendront sur les paroisses du diocèse.

Le diocèse d’Angers : un riche héritage missionnaire

Le diocèse d’Angers porte un riche héritage missionnaire : l’Eglise d’Anjou a envoyé autrefois une centaine de missionnaires sur les cinq continents (ils sont encore une quarantaine aujourd’hui), et plusieurs congrégations missionnaires ont leur maisons-mère dans le Maine-et-Loire.

Pour en savoir plus : service "Mission universelle - Eglises du monde"