Une cellule de veille bioéthique pour le diocèse

Bioéthique : un vaste domaine de réflexion touchant au plus intime de l’être humain, qu’il s’agisse du début ou de la fin de vie. Dans le diocèse, la cellule de veille bioéthique, qui rassemble une dizaine de personnes, a pour objectif de proposer des repères aux fidèles, afin de les aider à mieux cerner ces sujets difficiles. Elle se tient à la disposition des paroisses et services diocésains intéressés.

Se former pour mieux éclairer les autres. C’est l’objectif de la cellule de veille bioéthique, mise en place par le diocèse il y a quelques années. Le projet est parti d’un constat : les progrès de la science et de la recherche médicale permettent de grandes avancées pour ce qui touche à la vie humaine, ce qui ne va pas sans poser de questions, tant sur le plan moral que philosophique. Des questions qui vont même jusqu’à remettre en cause le fondement même de la nature humaine.

« Comme vient de le montrer l’histoire de Vincent Lambert, les réponses ne sont jamais simples, et les décisions sont difficiles faciles à prendre », remarque Anne Badatcheff, animatrice de la cellule. « Il est donc indispensable que tous, et en particulier les chrétiens, soient formés, afin d’éclairer les consciences et de pouvoir poser des choix raisonnés et libres. »

Un apport philosophique et éthique


La cellule de veille bioéthique du diocèse rassemble une dizaine de personnes, d’horizons très divers : médecins, juristes, aumôniers d’hôpitaux… Le groupe est accompagné par le P. Matthieu Lefrançois, et sous la responsabilité du P. Jean-Marie Gautreau, délégué épiscopal du service Société et Cultures.

Depuis deux ans, tous suivent régulièrement des formations qui les aident à mieux comprendre l’enjeu de tous les sujets difficiles : procréation médicale assistée, recherche sur l’embryon, tests génétiques, intelligence artificielle, accompagnement de la fin de vie…

Après deux jours de formation avec le philosophe Jacques Ricot, qui a apporté un éclairage philosophique sur le thème de la souffrance, le groupe a travaillé avec Jean Matos, chargé de mission à l’archevêché de Rennes pour les questions éthiques. « Cela nous a permis de revenir sur les repères que donne l’Eglise dans ces domaines, à travers tous les textes du Magistère. »

Eclairer les consciences


Au-delà de la compréhension des enjeux, ces formations permettront à la cellule de veille de répondre aux sollicitations des chrétiens sur ces sujets. Deux paroisses, Beaupréau et Segré, l’ont déjà interpellée, afin d’animer des soirées de réflexion autour du thème de la fin de vie.

Des rencontres au cours de laquelle, à partir du cadre de la loi et des repères donnés par l’Eglise, les participants ont pu prendre le temps de s’interroger sur les « bonnes » décisions à prendre dans des situations difficiles et les moyens à mettre en œuvre pour mieux accompagner les personnes en fin de vie.

Mais ces soirées ne sont pas là pour proposer des réponses toutes faites. « Elles permettent juste à chacun de se poser des questions, et de poser ses choix en toute liberté, avec une conscience éclairée. »

Si vous souhaitez organiser une rencontre autour d’un thème de bioéthique, n’hésitez pas à contacter la cellule de veille. Elle se tient à votre disposition.

Contact :
Anne Badatcheff, animatrice
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