Communauté ecclésiale de base : s’ouvrir au monde !


Près de 150 personnes se sont réunies au centre diocésain le samedi 2 mars dernier pour le premier rassemblement diocésain des communautés ecclésiales de base (CEB) en présence de Mgr Delmas. Une occasion d’approfondir le sens de cette présence chrétienne de proximité grâce aux témoignages de deux prêtres africains présents dans le diocèse.

"Après l’appel du pape Jean-Paul II en 1988 à fonder partout des communautés ecclésiales de base, les Églises d’Afrique se sont mises en travail. Et nous non ! Ces Eglises ont donc une longue expérience et un recul suffisant pour nous éclairer. », fait remarquer le P. Claude Cesbron de l’équipe de diocésaine. « Nos frères africains ont beaucoup de choses à nous apprendre dans ce domaine".


Les participants à cette assemblée des CEB du diocèse ont pu s’en rendre compte avec les témoignages du P. Paul Claude Diokh (Sénégal) et du P. Désiré Mateso (RD Congo), tous les deux en mission en Maine-et-Loire.

Les CEB : deux expériences africaines

Témoignage du P. Diokh (diocèse de Dakar)

Le P. Diokh a commencé son propos avec humour : « A Dakar, je suis né dans une communauté ecclésiale de base » ! « En effet au Sénégal, les CEB ce sont d’abord des familles qui se rassemblent à l’image des premières communautés chrétiennes ».

Il a aussi insisté sur le fait que la vie paroissiale à Dakar ne se résume pas à la participation au rassemblement dominical. La mission des CEB au Sénégal va au-delà et s’articule autour de quatre axes de la vie paroissiale : la communion, le service, le témoignage, la liturgie. Pour le P. Diokh, « les CEB sont l’ossature de la paroisse », à travers l’accueil des demandes de sacrements, prise en charge des collectes pour l’Eglise, participation au conseil pastoral paroissial, etc.

Témoignage du P. Mateso (diocèse de Goma, RD Congo)

Le regard du P. Désiré Mateso se situe dans la continuité de l’expérience sénégalaise des CEB. « Dans le diocèse de Goma (RD Congo), elles font partie du paysage de l’Eglise locale depuis une cinquantaine d’années maintenant. Leur fondation des CEB se vit autour de trois critères : prier, évangéliser et servir ensemble. »

Les CEB au Congo permettent de faire vivre au quotidien une véritable co-responsabilité entre prêtres et laïcs. Selon le P. Mateso, « dans ce contexte, le ministère de prêtre est recentré sur l’apostolat du contact personnel dans un esprit d’humilité vécu à travers la vie d’équipe ». Les laïcs sont invités de leur côté « à vivre leur engagement en Eglise non pas comme des fonctionnaires, mais comme des témoins actifs du Christ là où ils vivent ».

« Tout ce travail n’est possible que si les CEB sont ancrées dans le partage et la méditation de la Parole de Dieu ». « C’est la condition même de leur vitalité », a conclu le P. Désiré Mateso.

Des idées concrètes pour l’Anjou


L’équipe diocésaine a ensuite animé un temps de questions-réponses qui a permis de mettre en perspective les enjeux portés par ces deux témoignages. « Tout n’est pas transposable en Anjou, a précisé le P. Diokh, car nos réalités humaines et sociales sont différentes ».

Toutefois, René Socheleau de l’équipe diocésaine a invité les participants à regarder les bonnes idées vécues en Afrique et applicables chez nous.

Lors des échanges en petits groupes qui ont suivi, « cette moisson de bonnes idées s’est révélée très riche », fait remarquer le P. Claude Cesbron. « Au-delà des échanges sur les fonctionnements de chacun localement, ce sont surtout les bonnes idées d’actions de proximité, pilier essentiel des CEB, qui sont ressorties en fin d’après-midi.

Un nouveau livret sera d’ailleurs rédigé à partir du contenu de ces échanges.

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Renseignements, accompagnement :
Contacter l’équipe diocésaine des fraternités paroissiales par courriel

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