Confinement : Vendredi saint, la passion du Seigneur

Célébrer dans nos maisons en communion avec l’Eglise

La prière nous unit plus fortement au Christ à l’heure de sa Passion, à l’heure où, dans le don de sa vie, il porte et fait entrer notre monde auprès de Dieu.
+Mgr Emmanuel Delmas, Évêque d’Angers

Vendredi saint : jeûne et abstinence.

A l’occasion d’un simple collation (bol de riz ou repas sobre) on pourra dire ce prière de bénédiction.

Bénédiction du repas

Seigneur notre Dieu, pour notre salut,
ton Fils Jésus s’est humilié jusqu’à mourir sur une croix.
Abaisse l’orgueil des hommes d’aujourd’hui,
rends-nous proches les uns des autres,
prompts à servir nos frères dans le partage et la communion,
te rendant grâce pour les donc de ton amour,
par ton Fils Jésus, notre Seigneur. Amen

Eléments à préparer pour la célébration qui suit
Si on a pas déjà rendu le lieu de prière très sobre hier soir, on aménage avec grande sobriété le lieu. Pas de nappe, une simple croix, une Bible, une seule bougie. Cet aménagement peut être fait en silence ou en écoutant de la musique sacrée (cf. diverses propositions en fin de page)

Célébration domestique de la passion du Seigneur


1) Entrer en prière

Père, nous ne pouvons aller dans notre église
mais en communion avec notre évêque et notre communauté
nous nous unissons à la prière de toute l’Eglise
qui célèbre le mystère de la Passion.
Montre-nous encore ton amour aujourd’hui :
nous voulons suivre le Christ
qui marche librement vers sa mort ;
soutiens-nous comme tu l’as soutenu
et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Amen

2) Ecouter la Parole de Dieu

Là où c’est possible, nous vous invitions à lire l’ensemble du récit de la Passion. Il est possible de se répartir aussi la lecture selon les voix, ou à tour de rôle sans tenir spécifiquement compte des personnages et du narrateur.

Passion de notre Seigneur Jésus Christ Texte complet (Jn 18, 1 – 19, 42)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean
Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

L. En ce temps-là,
après le repas,
Jésus sortit avec ses disciples
et traversa le torrent du Cédron ;
il y avait là un jardin,
dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi,
car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats
ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens,
arrive à cet endroit.
Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
s’avança et leur dit :
X « Qui cherchez-vous ? »

L. Ils lui répondirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Il leur dit :
X « C’est moi, je le suis. »

L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis »,
ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau :
X « Qui cherchez-vous ? »

L. Ils dirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Jésus répondit :
X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
Si c’est bien moi que vous cherchez,
ceux-là, laissez-les partir. »

L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
« Je n’ai perdu aucun
de ceux que tu m’as donnés. »
Or Simon-Pierre
avait une épée ; il la tira,
frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite.
Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre :
X « Remets ton épée au fourreau.
La coupe que m’a donnée le Père,
vais-je refuser de la boire ? »

L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père
de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus.
Comme ce disciple était connu du grand prêtre,
il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –
sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte,
et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
comme il faisait froid,
ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus
sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit :
X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement.
J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple,
là où tous les Juifs se réunissent,
et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ?
Ce que je leur ai dit, demande-le
à ceux qui m’ont entendu.
Eux savent ce que j’ai dit. »

L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus,
lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
X « Si j’ai mal parlé,
montre ce que j’ai dit de mal.
Mais si j’ai bien parlé,
pourquoi me frappes-tu ? »

L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prêtre,
parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
insista :
A. « Est-ce
que moi, je ne t’ai pas vu
dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia.
Et aussitôt un coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
C’était le matin.
Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire,
pour éviter une souillure
et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
A. « Quelle accusation portez-vous
contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le
suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit
de mettre quelqu’un à mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
X « Dis-tu cela de toi-même,
Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »

L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
X « Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »

L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même
qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »

L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume
que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque :
voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquèrent en criant :
F. « Pas lui !
Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne
qu’ils lui posèrent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.
Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amène dehors
pour que vous sachiez
que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors,
portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent,
les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ;
moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi,
et suivant la Loi il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’où es-tu ? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher,
et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi
porte un péché plus grand. »

L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ;
mais des Juifs se mirent à crier :
F. « Si tu le relâches,
tu n’es pas un ami de l’empereur.
Quiconque se fait roi
s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ;
il le fit asseoir sur une estrade
au lieu dit le Dallage
– en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque,
vers la sixième heure, environ midi.
Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils crièrent :
F. « À mort ! À mort !
Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prêtres répondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.
Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix,
sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire),
qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui,
un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ;
il était écrit :
« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville,
et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
“Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
ils prirent ses habits ;
ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
Ils prirent aussi la tunique ;
c’était une tunique sans couture,
tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas,
désignons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ;
ils ont tiré au sort mon vêtement.
C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
X « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
X « Voici ta mère. »

L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
X « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
X « Tout est accompli. »

L. Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.

(Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

De la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean (version brève)

(Jn 19,23-42)
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
(on arrête la proclamation pour un bref temps, on se met à genoux ou l’on s’incline)
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

On observe un temps de silence. Puis, chacun peut (s’il le veut) redire une phrase de l’évangile. On ajoutera aucun commentaire à la phrase choisie.

A l’issue de ce temps, on peut se joindre à la prière du Seigneur Jésus, "Père, entre tes mains je remets mon esprit" (In manus tuas Pater commendo spiritum meum).

In manus tuas Pater (Père, entre tes mains)

3) Intercéder pour le monde, en se joignant à la prière du Christ pour le monde

Jésus aidé par Simon de Cyrène - Cathédrale d’Angers

Entre chaque intention :

Par Jésus-Christ, ton Serviteur, nous te prions Seigneur.

1. Prions pour l’Eglise de Dieu présente dans le monde entier,
prions pour que nous annoncions l’Evangile du Christ
dans la joie et le souffle de l’Esprit Saint.

2. Prions pour le Saint Père, le Pape François,
prions pour notre évêque Emmanuel et tous les évêques, les prêtres et les diacres,
qu’ils nous gardent dans l’unité et la communion.

3. Prions pour nos familles,
celles qui sont dans la joie de l’unité
et celles qui connaissent la division et la séparation.

4. Prions pour tous nos religieux et religieuses,
prions pour ceux qui consacrent leur célibat à la mission.

5. Prions pour tous les croyants de notre terre
et spécialement pour les juifs, nos aînés dans la foi,
que nous fassions tous grandir la fraternité.

6. Prions pour que nous soyons délivrés des épidémies,
des famines et des guerres,
prions afin que nous guérissions de la « mondialisation de l’indifférence ».

7. Prions pour nos soignants, nos chercheurs en médicine,
pour le personnel de nos hôpitaux et de nos maisons de retraite.

8. Prions pour nos dirigeants politiques
afin que seul le bien commun conduise leurs décisions.

9. Prions pour les personnes isolées en ce temps de pandémie,
prions pour nos malades et leurs familles,
prions pour nos prisonniers.

10. Prions pour les personnes qui ont dû fuir leur pays,
prions pour les personnes seules dans la rue
et ceux qui leur viennent en aide.

11. Prions pour nos commerçants, nos artisans et nos agriculteurs,
pour ceux qui assurent en ces jours un service de la fonction publique,
pour tous ceux qui craignent pour l’avenir de leur emploi.

12. Prions pour que nous sachions accueillir les temps nouveaux
et une nouvelle manière de vivre plus juste et plus fraternelle.

Chant au choix :

Chant : Croix plantée sur nos chemins

Croix plantée sur nos chemins,
Bois fleuri du sang versé,
Croix plantée sur nos chemins,
Sauve en nous l´espoir blessé !

1
Aux branches mortes de Judée
Voici la vie qu´on assassine.
La voix du Juste condamné
S´éteint sans bruit sur la colline.
2
Le Fils de l´Homme abandonné
Connaît la nuit de nos souffrances.
Le sang jaillit de son côté
Comme un grand fleuve d´espérance.
4
C’est au printemps que germera
Le grain tombé en pleine terre.
Bientôt la Pâque fleurira
Comme une gerbe de lumière.

Croix plantée sur nos chemins

Chant : Ô Croix dressée sur le monde

1
Ô croix dressée sur le monde, Ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
Fleuve dont l’eau féconde du cœur ouvert a jailli,
Par toi la vie surabonde, Ô croix de Jésus-Christ !
2
Ô croix, sublime folie, Ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
Dieu rend par toi la vie et nous rachète à grand prix :
L’amour de Dieu est folie, Ô croix de Jésus-Christ !
3
Ô croix, sagesse suprême, ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
Le Fils de Dieu lui-même jusqu’à la mort obéit ;
Ton dénuement est extrême, ô croix de Jésus-Christ !
4
Ô croix, victoire éclatante, ô croix de Jésus-Christ ! (bis)
Tu jugeras le monde au jour que Dieu s’est choisi.
Croix à jamais triomphante, ô croix de Jésus-Christ !

Ô croix dressée sur le monde

Chant : Victoire tu règneras

Victoire, tu règneras ! Ô Croix, tu nous sauveras !
1. Rayonne sur le monde
Qui cherche la vérité,
Ô Croix, source féconde
D’amour et de liberté.
2.Redonne la vaillance
Au pauvre et au malheureux ;
C’est toi, notre espérance,
Qui nous mèneras vers Dieu.
3.Rassemble tous nos frères
A l’ombre de tes grands bras.
Par toi, Dieu notre Père
Au ciel nous accueillera.

Victoire, tu règneras, Ô croix tu nous sauveras

A l’issue du chant, selon ce qui est opportun et prudent, chacun peut vénérer la croix, soit en la touchant avec la main, soit en l’embrassant soit en s’inclinant.


Comme nous l’avons appris du Sauveur et selon son commandement nous osons dire : Notre Père...

4) Conclusion

Que ta bénédiction, Seigneur,
descende en abondance sur ton peuple
qui a célébré la mort de ton Fils
dans l’espérance de sa propre résurrection :
Accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi,
assure son éternelle rédemption.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Si on a pris ce temps de célébration en soirée, on peut simplement éteindre les lumière électriques et écouter le chant suivant à la lueur de la bougie. A l’issue du chant, chacun peut regagner son espace personnel en silence, autant que possible. Si la célébration a eu lien en journée, on veillera à un certain recueillement dans la suite de la journée.

Chant : Entre tes mains je remets mon âme

Entre tes mains, je remets mon âme, Dieu de mon Salut
Durant la nuit, Veille sur mon âme !

1. Cache-moi à l´ombre de tes ailes,
Garde-moi comme la prunelle de l´œil !

2. Quand le jour se voile à mes paupières
Donne-moi d´être en ta présence, Seigneur !

3. Que l´Esprit éclaire ma ténèbre.
Que mon cœur garde ta lumière, Seigneur !

4. Que la nuit n´enferme pas mes fautes,
Dans la paix, veille sur mes rêves, Seigneur.

5. Viens en moi, demeure mon refuge,
Sauve-moi, habite mes songes, Seigneur !

6. Que demain me trouve dans ta grâce,
Mon esprit chantera ta gloire, Seigneur !

Entre tes mains je remets mon âme

Propositions d’œuvres à écouter dans la journée ou le lendemain pour accompagner pour accompagner votre méditation :