Daniel Lath : un nouvel animateur pour la Mission ouvrière

Enraciner les jeunes pour les faire grandir


Sortir de son périmètre, aller vers les périphéries… Daniel Lath connait bien. Il a rejoint la Mission ouvrière en octobre 2019 pour accompagner les enfants et les jeunes de l’Action catholique des enfants (ACE) et la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) dans les quartiers populaires.

Daniel connait déjà la Mission Ouvrière du diocèse, car il a eu une première expérience comme service civique il y a 5 ans. Depuis, il est devenu chaudronnier. « Mais j’ai gardé le contact avec certains jeunes : ils ont bien changé et pour certains la vie n’est pas facile. Aujourd’hui, je souhaite leur faire profiter de mon expérience personnelle et être un compagnon sur leur chemin de vie, leur chemin de foi », précise Daniel.

Daniel Lath, animateur Mission ouvrière (Angers)

La Mission ouvrière, c’est quoi ?

La Mission ouvrière (MO) rassemble des mouvements comme l’Action Catholique Ouvrière (ACO), l’Action Catholique des Enfants (ACE) et le Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). Chaque mouvement a son charisme propre, mais ils peuvent se retrouver ponctuellement.

Faire confiance aux jeunes

Le jeune homme poursuit : « Mon travail, c’est le contact avec des jeunes, pour suivre leur évolution dans leur quotidien (travail, études, recherche d’emplois). Je suis présent à leurs côtés par téléphone, sur les réseaux sociaux, mais aussi sur le terrain, essentiellement à Angers (Monplaisir, la Roseraie ou Belle-Beille). Concrètement, accompagner, c’est informer, soutenir leur responsabilisation des jeunes, entre eux, par eux et pour eux. Cela passe aussi par la vie d’équipe essentielle à la JOC. »

Après quelques mois avec les jeunes, Daniel a pu mesurer la nécessité de leur faire confiance. Pour la préparation du repas de Noël, tous se sont investis pour l’animation et la préparation de 50 repas ». « Leur autonomie est réelle, ils savent gérer par eux-mêmes, y compris lorsque les tâches sont complexes. Souvent ce sont les accompagnateurs qui peuvent avoir une certaine retenue ! »

Daniel travaille aussi avec les enfants au sein de l’ACE : animation d’équipes, organisation de camps, etc. « L’échange avec tous les âges est une chance pour moi, ainsi que le lien avec les familles, y compris pour les plus jeunes », souligne-t-il. « Je suis heureux de pouvoir ouvrir les enfants à ce qui se vit autour d’eux et de voir Dieu dans le quotidien, à travers des propositions spirituelles adaptées ».

Un travail en équipe pour prendre du recul

L’animateur de la Mission ouvrière ne conçoit pas son travail d’animateur seul. « Ma mission c’est aussi de faire du lien avec les adultes militants chrétiens, pour enraciner les jeunes avec l’ensemble des acteurs, mais aussi d’être relais de la vie de l’Église (mouvements, paroisses). »
« Les accompagnateurs diocésains (Laurence Tranquille, Serge Hochman et le P. Pierre-Etienne Grislin) sont indispensables à ma mission. Etant très immergé avec les jeunes, je suis appelé à garder une certaine distance avec eux pour mieux les respecter et leur laisser l’espace suffisant pour grandir. Le travail en équipe est toujours nécessaire ».
Serge Hochman, délégué diocésain de la Mission Ouvrière, va dans le même sens : « la mission de Daniel en quartiers populaires rejoint la préoccupation d’une Église appelée à sortir de son périmètre habituel, pour aller vers tous. L’accompagnement et le travail de terrain sont incontournables et s’inscrivent dans la durée. Le soutien du diocèse est ici particulièrement signifiant ».


Raviver sa foi

Mi-janvier 2020, un temps fort militant était organisé par la JOC à Cholet. L’occasion pour Daniel de réfléchir avec les jeunes autour des contextes difficiles sur le plan personnel ou social qui sont les leurs. Comment sortir du mécontentement pour passer dans l’action ? Et ensuite, comment agir concrètement et localement ? « Dans la préparation de ce type de rencontres, mon souhait est d’aider chacun à construire sa vie du mieux qu’il peut, être moi-même un signe sur leur route, avec l’équipe qui m’entoure », ajoute Daniel.

Dans le courant du mois de février, une vingtaine de jeunes de la JOC partiront à Taizé avec l’ensemble des jeunes du diocèse.

« Pour eux, cette expérience de pélé à Taizé correspond à un besoin profond. Ils partent avec des attentes particulières : se reconnecter à Dieu et communier avec tous les autres jeunes. L’an dernier, une adolescente de Monplaisir nous a dit qu’à son retour de Taizé, elle était revenue ‘déchargée de ses difficultés, plus libre et apaisée’ », partage Daniel.

Au-delà de Taizé, les temps spirituels font partie de la vie de la JOC… « Ce sont les jeunes eux-mêmes qui proposent et animent les temps de prière en équipe. « Ils sont demandeurs, plusieurs d’entre eux ont été confirmés récemment. »


Un jeu de société made in JOC 49

En lien avec le thème d’année, l’équipe diocésaine a créé un jeu de société « Traçons nos vies » . Une façon de réfléchir en équipe sur son avenir personnel, en sachant d’où l’on vient pour mieux avancer ! Avec des cartes, on construit un chemin en fonction d’une pile d’évènements que l’on peut vivre dans la vie réelle : freins ou « boosts », les exemples ne manquent pas.

Daniel Lath explique « l’objectif de ce jeu est de créer l’échange, le débat et de faire évoluer nos points de vue sur ce que nous vivons. Les jeunes eux-mêmes enrichissent le jeu en créant des cartes évènements en lien avec ce qu’ils ont vécu ».


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L’ACE 49