De jeunes donnent un coup de main dans trois paroisses confinées

WEMPS

Ils sont jeunes, souriants et dis-po-ni-bles ! Répondant à l’appel du pape pour une « Eglise en sortie », des étudiants sont arrivés en Anjou le WE du 1er novembre pour assurer une présence et donner un coup de main dans des paroisses angevines, pendant le temps du confinement.

Ils s’appellent Simon, Camille, Sophie, Constance ou Paul… Etudiants ou jeunes professionnels, ils ont posé leurs valises le 1er WE de novembre par petits groupes de trois ou quatre, dans plusieurs paroisses du diocèse : Saint-Antoine-saint-Serge à Angers, Saint-Martin-en-Longuenée au Lion d’Angers et Saint-René-en-Pays-segréen à Segré. Ils y resteront jusqu’au 1er décembre.

Un esprit de service

Pour les animateurs et les paroissiens : un rayon de soleil bienvenu !
Car leur séjour se veut résolument missionnaire : tout en poursuivant leurs études à distance, ils peuvent par exemple assurer une présence aux sépultures, proposer du soutien multimédia, tenir une permanence téléphonique au presbytère… Une mission multi-tâche pour laquelle ils s’engagent sur un contrat en bonne et due forme, à respecter les règles sanitaires, garder une vie de prière et un esprit de service.

En prière - crédit WEMPS

Mais d’où viennent-ils, ces précieux anges gardiens ? lls sont envoyés par l’association WEMPS (Week-end de mission paroissial en milieu rural) qui a été créée en 2017 à la suite de l’appel du pape François : “Il est vital qu’aujourd’hui l’Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation et sans peur” ! (La Joie de l’Evangile)

En temps normal, les jeunes volontaires qui s’inscrivent au moyen d’une plateforme en ligne, partent pour un ou plusieurs WE animer des messes ou des groupes de prière, dans des paroisses rurales aux quatre coins de la campagne française.

Là, il a fallu s’adapter : juste après l’annonce du reconfinement, les responsables de l’association se sont dit : c’est maintenant qu’on a besoin de nous ! 200 jeunes répondent à l’appel. « Ils sont arrivés le dimanche de la Toussaint. Soixante paroisses en ont ouvert leur presbytère » s’enthousiasme le père Jean-Marie Gautreau, curé de la paroisse Saint-Antoine-saint-Serge, qui a accueilli Noémie, Anne Elmire et Aurélien.

« On fait du lien entre les gens »

Au Lion d’Angers, les quatre missionnaires étaient là juste à temps pour animer la messe de la Toussaint à trois voix. Pour la suite, il a fallu être inventif. Car « ce n’est pas facile de faire communauté sans rassemblement, c’est un vrai enjeu », explique Camille de Monclin, l’une d’elles, en charge de coordonner le circuit de la Vierge pèlerine entre les paroissiens. « Mais on essaie de faire du lien entre les gens, on apprend beaucoup ».