La " Via sancti Martini ", le Chemin de saint Martin (linéaire)

Un itinéraire récent en Anjou

Saint Martin a profondément marqué le développement du christianisme au 4ème siècle.
Aujourd’hui, le message de saint Martin est toujours d’actualité. Son geste de partage, lorsqu’il coupe sa tunique en deux pour en vêtir un pauvre, est emblématique des enjeux de notre monde. C’est ce que souligne l’Itinéraire Culturel Européen Saint Martin de Tours labellisé " Itinéraire Culturel Européen du Conseil de l’Europe " qui développe depuis 2005, la Via sancti Martini (le Chemin de saint Martin). Ce grand parcours de plus de 5 000 kms que les marcheurs-pèlerins empruntent à pied, rayonne sur toute l’Europe. Centré sur Tours où se trouve le tombeau de saint Martin, il suit les différents chemins empruntés par saint Martin tout au long de sa vie. En France, le Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours a pour objectif de développer cet itinéraire.
Pour bien appréhender la Via sancti Martini il est important de connaitre les grandes étapes de la vie de Saint Martin.
Elles correspondent aux tracés de la Via sancti Martini qui suivent les chemins parcourus par saint Martin tout au long de sa vie.

Les dates importantes de (...)

Les dates importantes de la vie de Saint Martin
316 : naissance à Savaria en Pannonie, province de l’empire romain, aujourd’hui Szombathely en Hongrie. Il passe sa jeunesse à Pavie, où son père, officier romain, est en garnison. C’est là que Martin découvre la religion chrétienne et veut être baptisé.
331 : Martin est intégré de force dans l’armée en tant que fils de vétéran romain
337 : Martin coupe son manteau en deux pour couvrir un mendiant qui meurt de froid, à Amiens. La nuit suivante le Christ lui apparait en disant « Martin qui n’est que catéchumène, m’a couvert de ce manteau ». Martin est alors baptisé.
356 : à Worms, Martin quitte l’armée après avoir refusé de combattre, car il se dit d’abord « soldat du Christ ». Il rejoint alors saint Hilaire à Poitiers. Et repart vers sa ville natale pour revoir ses parents et leur proposer le baptême.
361 : il fonde le premier monastère d’Occident, à Ligugé, près de Poitiers.
371 : il est appelé par les habitants de Tours pour devenir leur évêque. Evêque de Tours, il crée le monastère de Marmoutier, développe de nombreuses missions pour évangéliser les campagnes et crée les premières paroisses de la Gaule. Il fait 3 voyages à Trêves pour rencontrer les empereurs sur des questions relatives aux rapports entre l’Eglise et l’Etat. Il Participe à des réunions d’évêques à Bordeaux et Saragosse.
397 : Martin meurt à Candes-Saint-Martin le 8 novembre ; il est enterré à Tours le 11 novembre. Son tombeau devient alors un très important lieu de pèlerinage.

En Anjou, il en a résulté un patrimoine considérable avec de très nombreux lieux ayant un lien avec saint Martin. A ce jour un itinéraire est établi en Maine et Loire, sur un axe allant de Nantes à Tours. Ce chemin suit pour l’essentiel le GR3 le long de la Loire et offre des paysages et un patrimoine exceptionnels.

Les étapes en Maine et Loire

Les étapes en Maine et Loire
Champtoceaux  : ancien prieuré de Marmoutier
Liré  : ancien prieuré de Marmoutier
Le Marillais : sanctuaire de Notre-Dame-du-Marillais. Apparition de la Sainte Vierge à saint Maurille, disciple de saint Martin.
Saint-Florent-le-Vieil  : saint Florent, disciple de saint Martin (légendaire, mais histoire intéressante) ; à remarquer, un vitrail avec 9 scènes de la vie de saint Martin ; liens avec Charlemagne, saint Louis et Bonchamps
Montjean  : ancien prieuré de Marmoutier
Chalonnes-sur-Loire : saint Maurille
Béhuard  : saint Maurille
Angers  : saint Maurille et saint Maurice (dont Martin a rapporté les reliques)
Les-Ponts-de-Cé  : église avec charité de saint Martin
Saint-Rémy-la-Varenne : église intéressante avec l’évocation du lien possible saint Rémy-Clovis-saint Martin)
Le Thoureil  : chapelle saint Martin à l’abbaye de Sain-Maur, chasse reliquaire de saint Martin dans l’église.
Bessé avec l’église saint Gervais et Protais (lien avec saint Martin)
Gennes  : église Saint-Vétérin, disciple de saint Martin. Lien avec les Cadets de Saumur.
Cunault  : vestige de l’église Saint-Maxenceul et chasse de saint Maxenceul, disciple de saint Martin.
Chénehutte  : ancien prieuré dépendant de Saint-Florent.
Saint-Hilaire-Saint-Florent  : église Saint-Hilaire, maître et formateur de saint Martin ; église Saint-Barthélémy avec vitraux et relique de saint Florent ; Jeanne Delanoue avec un lien à saint Martin.
Saumur  : lien du Bienheureux Charles de Foucauld avec Martin soldat-cavalier ; Les Ardilliers (Jeanne Delanoue).
Prière du Bienheureux Charles de Foucauld à Saint Martin
« Grand saint Martin, patron des moines, patron de ceux qui ont aimé jusqu’à l’adoration la pauvreté évangélique, patron de ceux qui ont vu Jésus dans leur prochain et se sont dépouillés de leurs propres vêtements pour l’en couvrir dans ses pauvres ; ô bon pasteur, qui avez gardé et soigné et votre troupeau monastique et les ouailles de votre diocèse avec tant d’amour ! Ô grand apôtre qui avez évangélisé tant de provinces et converti à Jésus tant de païens ; ô bon soldat qui vous êtes présenté sans armes au premier rang de l’armée un premier jour de bataille pour être fidèle à la loi divine, vous dont j’ai vu à Candes le lieu mortuaire, priez pour moi, protégez-moi, apprenez-moi à pratiquer vos vertus, à imiter Jésus, à aimer le prochain, et à faire dans mon obscurité, dans l’obscurité de Nazareth, ce que vous fîtes avec tant d’éclat : passer sur la terre en faisant le bien, vivre et mourir avec vos derniers mots sur les lèvres et dans le cœur : « Mon Dieu, je soupire après Vous, je voudrais quitter la vie pour Vous être réuni, cependant, si je suis encore utile ici-bas, je ne refuse pas le travail... Mon Dieu, que Votre volonté se fasse » Ainsi soit-il. »
Parnay  : église avec la statue de saint Martin
Turquant  : église avec des vitraux des saints Florent, Maurille et Martin.

Notre chemin se termine à Candes-Saint-Martin, à l’entrée de l’Indre et Loire. C’est le lieu de la mort de saint Martin. On se connecte alors à la grande boucle des « Terres de saint Martin » avec, à partir de Candes :

  • Le chemin de l’Eté de la saint Martin
    C’est le chemin que saint Martin a fait à la fin de sa vie pour aller à Candes-Saint-Martin, une paroisse qu’il a fondée à la limite de son diocèse avec l’Anjou. Arrivé à Candes, il va y mourir le 8 novembre 397. Les tourangeaux ramènent son corps à Tours par la Loire. La légende raconte qu’au passage de son corps, les arbres fleurissent sur les berges : c’est le fameux « Eté de la saint Martin ».
  • Le chemin de Ligugé.
    Ce chemin relie Candes-Saint-Martin à Ligugé. Il passe notamment par Fontevraud-l’Abbaye, Loudun et Poitiers, pour arriver à Ligugé, première abbaye d’Occident, fondée en 361 par saint Martin.

Pour vous lancer dans cette aventure, adresser un message à l’association Loire Chemins de Saint Martin qui vous donnera tous les conseils et adresses utiles : loirecheminstmartin chez gmail.com

Bel et bon cheminement avec saint Martin !