Le pape François appelle les familles à redécouvrir les petits gestes d’amour

La semaine dernière, le pape François a adressé dans les médias italiens un message au familles confinées, les appelant à redécouvrir « des gestes de tendresse » les uns envers les autres.

En cette période de confinement, le pape François appelle les familles d’Italie et du monde entier, à retrouver la proximité et la bienveillance les uns envers les autres, comme « un bisou aux enfants et aux parents, un appel téléphonique, la préparation d’un plat chaud » : mille petites attentions qui s’étaient perdues dans le tourbillon quotidien d’avant la crise sanitaire.

Des gestes décisifs

Pour le Saint-Père, ce sont « des gestes importants, décisifs ». « Si nous abordons ces jours de cette manière, ce ne sera pas du temps perdu » a-t-il plaidé, ajoutant que ces gestes familiers et quotidiens "permettent de donner du sens à la vie. »

Retrouver des gestes de tendresse (crédit : Pixabay)

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Une « proximité concrète » à préférer au virtuel

Des petites attentions concrètes qui passent par des choses simples comme contacter les proches par téléphone plutôt que par une messagerie virtuelle, ou, lors des repas de famille, se montrer plus attentif aux besoins des autres, s’écouter et manifester envers les proches plus de « compassion ou d’affection ».
Le pape déplore en effet le fait que dans certains foyers, les repas se prennent en silence pour mieux laisser parler la télévision ou le smartphone des enfants. « On dirait des moines isolés les uns des autres » a -t-il constaté. « Dans ces situations, il n’y a aucune communication, alors qu’il est primordial de s’écouter afin de pouvoir comprendre les besoins de l’autre, ses nécessités, ses difficultés, ses envies. Il y a un langage fait de gestes concrets qui doit être sauvegardé. Selon moi, la douleur vécue ces jours-ci doit aboutir à cela. »

Récemment le souverain pontife s’est rendu dans l’église de San Marcello al Corso, où est exposé un crucifix miraculeux datant de 1522. Cette croix fut portée en procession dans la ville pour mettre fin à la « Grande Peste » de Rome. « Nos comportements influent sur la vie des autres. J’ai demandé au Seigneur de stopper l’épidémie de sa main » a-t-il confié.