Les diacres et épouses d’Anjou en visitation dans le diocèse de la Manche

diacres et épouses

« En ces jours-là » (lundi 4 juin 2018), des diacres se mirent en route en direction du Mont Saint Michel à Saint Jean le Thomas. Ils entrèrent à l’Étoile de la Mer, maison de la communauté du Chemin Neuf, et rencontrèrent leurs frères du diocèse de Coutances et d’Avranches… Après avoir célébré puis mangé ensemble, ils échangèrent sur leurs missions, leurs ressemblances et leurs particularités… « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu  » Oui, ce fut une rencontre pleine de joie, de fraternité, d’humour, d’échanges vrais, d’écoute, d’étonnement parfois et d’enrichissement.
Cette soirée de partage entre diacres et épouses, fut comme « la visitation » d’un jardin coloré. Un jardin composé de plantes variées ; certaines bien visibles et d’autres émergeant à peine du sol, imperceptibles parfois, mais pourtant bien vivantes.
Ce jardin panaché peut être une image de la vie du diacre… Les plantes visibles, étant sa réponse agissante aux diverses missions données par un évêque. Les fleurs presque invisibles appartenant à un domaine plus discret de son jardin ; ce sont tous les liens tissés auprès de ceux qu’il rencontre, avec une sensibilité et une présence à nos frères en souffrance. Chaque petit recoin du jardin a son importance pour créer l’harmonie.
Dans notre diocèse et dans celui de Coutances, nous avons découvert la richesse de toutes ces missions de diacres, visibles ou plus discrètes. Elles sont variées : aumônier en hôpital psychiatrique, responsable au service des personnes malades, des prisonniers, des prêtres âgés, des gitans et forains, ou délégués diocésains pour le service « familles », les couples en difficultés, les divorcés, pour l’appel et le discernement en vue du diaconat, l’œcuménisme, l’accueil des migrants…

Tous sont unis dans cette volonté d’aimer, d’être fidèles à l’Évangile et de se mettre en route avec leurs frères. La vie du diacre est faite de multiples réalités vécues au jour le jour, en passant par l’écoute d’hommes et de femmes au vies cabossées, ou l’accompagnement de personnes en recherche de la présence de Dieu. Toutes ces attentions des diacres sont des signes de notre Église, vivante et présente, dans le monde aujourd’hui. Cette Église où le diacre parle par sa vie, ses actes, sa prière et sa marche avec ses frères. Cette Église où le diacre est témoin de la profondeur du cœur de ceux qui vivent une fragilité sociale, physique, morale… Le diacre nous rappelle que Jésus se dit à travers les humbles et les « petits » pour nous conduire vers la sainteté et l’éternité.
« Lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Vibrations, tressaillements, émotions ont été ressentis par les enfants que nous sommes, en écoutant les espoirs, les difficultés, la vie de nos églises respectives. C’est vrai, les témoignages et les expressions de chaque diacre touchent les cœurs et révèlent le Christ serviteur dans nos propres vies. Cela apporte une ouverture et l’envie de repartir avec plus d’énergie et avec des idées nouvelles vers nos diocèses d’origine. « Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! »
En fin de rencontre, les diacres avec un merci aux épouses ont souligné combien elles sont pour chacun d’eux, soutien et source d’équilibre. St Jean Paul II disait « A vous, les femmes, il revient d’être sentinelles de l’invisible ! »
Merci pour ce beau moment d’échange et de partage au sein de la fraternité diaconale
Jean Paul et Marie-Andrée Sautejeau