Mercredi 1er mai, le pèlerinage régional des vocations a rassemblé 1500 fidèles à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Si Dieu nous interpelle sans cesse, comment reconnaître son appel ? Claire, religieuse, et Benoît, séminariste, reviennent sur leurs vocations respectives.

Prier pour les vocations, un enjeu de taille face à la baisse générale des vocations. Mais si le Christ appelle toujours, comment reconnaître son appel ? « Cela ne se fait pas d’un coup » explique sœur Hanitra Rabialahy, coordinatrice du service diocésain des vocations. « Comme tout choix de vie, une vocation particulière comme la vie religieuse, le sacerdoce ou le mariage passe par un discernement (…) avec l’aide d’un supérieur, ou d’un prêtre. Deux signes ne trompent pas : la joie, et une paix profonde, même si cela n’empêche pas les épreuves » indique la religieuse.

Une certitude intérieure

À 25 ans, Benoît, quatrième d’une famille nombreuse, « ne pensait pas du tout devenir prêtre ». C’est « l’exemple de jeunes catholiques fervents » rencontrés lors de ses études, qui lui ont donné le désir de « progresser dans la foi ». « J’ai compris qu’Il m’appelait à me donner entièrement à Lui dans le service de mes frères, et que j’étais appelé à devenir prêtre diocésain », complète l’ancien étudiant à l’ENS, en citant ce passage de Jn, 20,7 : « Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. »

Une certitude intérieure qu’a ressenti également sœur Claire, 44 ans. À 20 ans, alors qu’elle est engagée à l’aumônerie de la fac, un prêtre lui demande si « elle a déjà pensé à la vocation religieuse ». « Je n’osais pas me poser la question, cela m’a ouvert un possible », se souvient l’étudiante en psycho originaire du Loiret. Lors d’une retraite spirituelle la même année, elle se sent habitée par la présence de Dieu, et par le passage biblique ou Jésus dit à Pierre qui marche sur les eaux : « Viens, c’est moi, n’aie pas peur. » C’est en 2004, à Penboch’ (56), que se confirme sa décision de Lui donner sa vie, à travers la congrégation des Franciscaines. « J’avais l’impression d’être arrivée, d’avoir trouvé » relit sœur Claire qui prononce ses vœux définitifs chez les Petites sœurs de Saint-François le 9 mai 2015.

Des chrétiens prient pour les vocations

Dans le diocèse, des communautés religieuses et paroissiales prient pour les vocations. Comme à Beaupréau, où un groupe réunit chaque jeudi une trentaine de fidèles.
« Nous prions pour nos prêtres car ils ont besoin d’être soutenus, pour les familles qui sont le creuset des jeunes vocations, et pour les vocations » confie le coordinateur paroissial Guy Merceron.

Réécouter l’interview de Céline Bléher sur le pélé des vocations à partir de 3 min 57 :