Marina, Sarah, Timothée… : à la paroisse de Chalonnes, ils ont créé leur « aumônerie »

Ils ont entre 19 et 23 ans et sont originaires du même doyenné. Ils se connaissent depuis la sixième et ont fait ensemble leur confirmation. L’an dernier, ils ont créé à Chalonnes une « aumônerie » pour approfondir leur foi, apportant un souffle nouveau à la paroisse.
Depuis l’année dernière, des étudiants se réunissent un à deux samedis par mois à la paroisse de Chalonnes pour réfléchir et prier. Pas vraiment une aumônerie au sens d’un service d’Eglise mais un groupe de partage identique. « Un jour, je vois arriver sept-huit jeunes, se souvient Lise Leblanc, Laïque en mission ecclésiale (LEME) au diocèse et animatrice auprès des jeunes sur le doyenné des côteaux de Loire. Ils souhaitaient créer une ‘aumônerie’ ».

Une initiative des jeunes eux-mêmes

Une demande accueillie avec joie par l’animatrice et par le père Dany Cottineau, vicaire épiscopal du doyenné et curé de la paroisse de Chalonnes. « L’initiative vient d’eux-mêmes, c’est extraordinaire », se réjouit-il. Il faut dire que ces jeunes se connaissent depuis leur profession de foi et ils ont participé aux camps ski-bible, ou aux pèlerinages à Taizé ou à Lourdes.

« Une continuité dans la foi après la confirmation »

« Après Taizé, j’ai réalisé que beaucoup de jeunes étaient venus grâce à leur aumônerie. Cela m’a donné envie d’en créer une », explique Marina, à l’origine du projet. « Ces rencontres permettent une continuité dans la foi après la confirmation » poursuit-elle.

Mélanie, Chloé, Léa, Marie, Léa, Sarah

C’est à Chalonnes qu’on décide d’aménager un espace accueillant, dans le coin d’une grande salle paroissiale : achat de banquettes à bas prix et menus travaux. Pour déménager une armoire prêtée par le presbytère, les jeunes n’hésitent pas à demander de l’aide au bistrot du coin. « A cet âge, ils ont des relations décomplexées avec les gens » admire le père Dany.

Enseignement, silence, partage

Les réunions se déroulent sur le même schéma : enseignement par Lise ou Vincent Rubion, séminariste, sur un thème choisi par les jeunes. Ensuite, réflexion personnelle puis discussion sur le thème, prière et repas partagé dans la bonne humeur. « Nous voulions échanger sur la Bible en nous nourrissant de la réflexion de chacun. Dans ma formation, peu sont croyants, le groupe permet d’échanger librement » détaille Sarah, en formation d’assistante de service social.
On chante beaucoup. Et c’est Lise qui anime : « je suis professeur de musique, et Vincent joue de la guitare » explique l’animatrice, qui, en septembre dernier, s’est vue interpellée dès les premiers mois sur un projet fédérateur :
« Certains souhaitaient participer aux Rencontres européennes de Taizé en Pologne fin décembre. Je me suis renseignée, et quelques mois plus tard, ils y sont partis. »

Journées européennes de Taizé à Wroclaw (Pologne), fin décembre

Une présence qui dynamise la paroisse

En vue de ce projet, les jeunes ont sollicité les paroissiens de tout le doyenné pour récolter des fonds. Au retour, ils les ont remerciés par le biais d’un texte sur la feuille de messe, décrivant les découvertes d’autres cultures, la prière avec les jeunes des Balkans etc. « C’est un bonheur pour les paroissiens de voir ces jeunes se retrouver » s’enthousiasme le père Cottineau.

Des projets pour 2022

Un nouveau projet se dessine : les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en 2022.
« A 22-23 ans, certains arrivent sur le marché de l’emploi mais restent très motivés pour organiser quelque chose et surtout lancer des appels aux jeunes recrues pour pérenniser le groupe » confie Lise Leblanc. En effet « les meilleurs missionnaires pour les jeunes, ce sont les jeunes eux-mêmes », constate le père Cottineau.

Pour en savoir plus : affiche et contacts