Méditation : la joie de Pâques comme de l’essence dans notre moteur !

Parler de la joie de Pâques en période de confinement pourrait paraître un peu décalé. Peut-être si l’on entend par la joie de Pâques des cris, des rires, de l’euphorie. Mais, relisons l’Evangile de la nuit de Pâques...

Une scène à décomposer

Que se passe-t-il ? Les femmes au tombeau sont « remplies à la fois de crainte et d’une grande joie et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples » puis à la rencontre du Ressuscité « elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui ».

Essayons de visualiser la scène : les femmes qui étaient face au tombeau vide se retournent (premier mouvement). Devant le Christ, elles se prosternent (deuxième mouvement). Et ensuite elles vont annoncer la Bonne Nouvelle (troisième mouvement).

Pâques : un résumé de la vie chrétienne ?

Les femmes nous jouent là, pourrait-on dire, le résumé de notre vie chrétienne : nous sommes appelés à nous retourner, c’est-à-dire à nous convertir, à détourner notre regard de nous-mêmes, de nos péchés, de nos faiblesses, de nos peurs pour regarder Dieu (premier mouvement).

Nous sommes appelés à nous prosterner devant le Seigneur, à le reconnaître comme la source de vie (deuxième mouvement).

Et enfin nous sommes appelés à témoigner de la Résurrection, de la Victoire de la vie sur toutes les formes de morts (troisième mouvement).


La joie de Pâques, c’est ce qui met les femmes en mouvement, ce qui les fait se retourner, se prosterner et annoncer. C’est ce qui leur permet de continuer à vivre malgré la tristesse.

Pour nous aussi aujourd’hui, cette joie est comme l’essence dans le moteur. Comme la force qui nous fait avancer, dépasser les épreuves. Comme une petite voix qui résonne du fond de notre cœur et nous assure que la vie est toujours plus forte que la mort. Comme une étoile qui nous guide et nous montre le chemin.

La joie de Pâques est notre Foi et notre Espérance !

Marine Chatelain, équipe diocésaine du catéchuménat.