Message de Mgr Delmas pour la fête de l’Annonciation

Mgr Delmas fait part de son message pour cette fête de l’Annonciation que nous célébrons aujourd’hui chacun dans notre foyer. Cette fête est placée sous le signe de la lumière : accueillir la lumière du Christ et la partager en mettant une bougie à nos fenêtres.

Aujourd’hui, nous célébrons l’annonciation faite à la Vierge. Quel sens donnez vous à cette fête au regard du contexte de pandémie ?

Je suis certain que cette célébration sera tout à fait particulière, très profonde. L’Annonciation, c’est la visite de l’ange à Marie : il vient lui annoncer la naissance de son fils.

Cette belle visite dans l’intimité d’une maison nous rappelle que nous allons vivre cette fête nous aussi confinés dans nos propres maisons.

Nous sommes appelés à vivre un vrai recueillement, c’est la visite du Seigneur qui vient éclairer notre nuit, nos difficultés, nos doutes, nous donner à l’image de Marie de recueillir l’Esprit Saint qui nous rappelle que rien n’est impossible à Dieu.

Pourquoi invitez-vous toutes les paroisses à faire sonner les cloches de leur église aujourd’hui 25 mars à 19 h 30 ?

Je crois que c’est un très beau signe qui est proposé. Les cloches, c’est ce qui s’entend de partout, c’est le signe par lequel nous appelons la population dans sa grande universalité, pas simplement les catholiques mais tout un chacun, à mesurer l’importance de l’instant que vit notre pays, que vit notre planète avec cette épidémie qui touche toutes les populations.

C’est un signe qui n’est pas là pour nous faire peur mais pour nous inviter à faire attention à ce qui se joue, à cet essentiel et surtout, pour nous donner confiance et espérance, pour ne pas tomber dans le catastrophisme qui ne serait pas souhaitable.

Vous invitez également chacun à déposer une bougie sur le bord de sa fenêtre ?

Les cloches vont sonner à 19 h 30 pour nous « éveiller », pour nous tenir prêt mais chacun est invité, à allumer une ou plusieurs bougies sur sa fenêtre comme ce qui se vit tous les ans à Lyon le 8 décembre pour la grande fête de la Vierge Marie.

Il s’agit par ce geste de manifester que la lumière brille dans la nuit. Derrière ce petit signe, très simple que chacun peut faire, nous voulons montrer que la lumière vaincra les ténèbres notamment par les sursauts de solidarité.

Nous pensons aux soignants, à tous ceux qui se donnent du mal aujourd’hui pour que notre pays continue à vivre, pour que chacun continue à vivre du mieux possible... Tous ces petits gestes de solidarité se retrouveront dans ce symbole de la lumière qui va briller sur nos fenêtres et dans nos maisons.

Propos recueillis par Thomas Cauchebrais de RCF Anjou, journal de 7h du mercredi 25 mars : https://rcf.fr