Mois de mai : les grâces du chapelet en famille

C’est le mois de mai, mois de Marie. Aujourd’hui en cette période fragile, des familles du Maine-et-Loire le prient quotidiennement et en témoignent.

« Remède », « arme puissante » ou « trésor de grâces » sont les mots des grands saints pour décrire le chapelet, une prière à la Vierge Marie récitée de tous temps par les chrétiens du monde entier.

Sophie habite le sud du Maine-et-Loire. Avec son mari et ses cinq enfants âgés de 2 à 14 ans, c’est tous les jours le même rituel : « en cette période de confinement, nous récitons le chapelet à 18h, unis à la communauté de l’Emmanuel de l’île Bouchard. Ce rendez-vous permet aux enfants de se poser après la journée », confie cette enseignante qui, avant la pandémie, récitait « au moins une dizaine de chapelet par jour ».

Aménager un coin prière propice au recueillement

« Prier le chapelet, c’est comme donner la main à la Vierge Marie »

Prier Marie tous les jours, « une nécessité » pour beaucoup de chrétiens qui voient en la Mère de Dieu, une maman protectrice sans cesse à nos côtés.

Depuis toujours les catholiques prient Marie en utilisant le chapelet : cinquante petits grains de bois divisés en cinq dizaines de « Je vous salue Marie ». Chaque dizaine commence avec le « Notre Père » et s’achève par le « gloire au Père ». Une prière répétitive, mais au fil de ces incantations répétées, « un lien se tisse avec Marie », explique Jacqueline, membre d’un Foyer de Charité. Dire le « ‘Je vous salue Marie’ à la Vierge, c’est comme lui donner la main ».

L’Eglise propose aux chrétiens de s’associer à l’Histoire sainte en méditant différents « mystères » en fonction des jours : mystères joyeux (la vie à Nazareth), lumineux (la vie publique de Jésus), douloureux (la passion du Christ) et mystères glorieux (résurrection, ascension du Seigneur).

Une dévotion mariale d’un autre temps ? Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens reviennent au chapelet, et ce sont parfois les enfants qui en redemandent : « un matin, nous avons trouvé notre fils de dix ans au réveil avec tous ses chapelets autour du cou… il avait invoqué Marie pendant une crise d’asthme ! » se remémorent Sylvie et Gwenaël, parents de cinq enfants qui prient quotidiennement le chapelet en famille. « En ce temps d’isolement, on a le temps » justifie ce couple qui se réjouit de pouvoir vivre ensemble sa foi.

Chapelet

Une démarche du cœur

Quant à leurs aînés, « s’ils râlent quand on les appelle pour le chapelet, ce sont les premiers à demander à leur grand-mère une petite prière quand ils ont un problème ».
Car il y a parfois un vrai combat, « on est à contre-courant de la société » admet Sylvie en évoquant des réalités d’aujourd’hui parfois aux antipodes de la foi. « Pour nous le chapelet est une force. C’est une démarche du cœur  » confie-t-elle.
Implorer de l’aide à Dieu pour ses proches, pour que la pandémie s’arrête, et aussi pour les drames qui se vivent au bout du monde.

Une famille médite le chapelet

Le chapelet : la prière des petits

Pour Chantal, médecin à la retraite vivant à Avrillé : « le chapelet est une prière simple. On est en union avec tous les petits de la terre » relate cette paroissienne qui se joint tous les jours au chapelet de 15h30 sur KTO. « Des amis, parfois des professionnels de santé, savent que je prie le chapelet tous les jours et m’appellent pour me confier des intentions ».

Récemment, la congrégation des Petites Sœurs des Pauvres a mis en place une « campagne de chapelets ». Le but : que le nombre de familles priant le chapelet atteigne un million afin de faire cesser la pandémie. Comme cela a été le cas pour faire cesser un conflit au Portugal en 1974, à l’initiative de sœur Lucie voyante de Fatima.

Et si, en ce mois de mai qui commence, nous rejoignions le chapelet de toutes les familles qui prient Marie ?

Pour en savoir plus :
Prier le chapelet