Une chapelle à découvrir : Notre-Dame de la Vectaie

Mois de mai, mois de Marie


Peut-être ne connaissez-vous pas cette délicate et simple chapelle de Notre-Dame de la Vectaie entre La Cornuaille et Candé ? Un lieu discret où la Vierge est vénérée depuis le seizième siècle. Elle a été représentée ici sous la forme de trois statues...

La force d’un lieu tient plus à ce qu’il nous murmure à l’oreille et au cœur plutôt qu’à ces objets plus au moins historiques. La belle histoire de la Vierge de Notre Dame de la Vectaie en est la preuve vivante et surtout priante...

Une histoire chaotique...

Découverte par un paysan dans son champ en 1572, la première statue fut délicatement offerte aux prières des passants, au creux d’un chêne, modeste demeure comme celle de Bethléem, où Marie enfanta Jésus.

Un pèlerinage voit alors le jour : on vient de loin pour lui confier, ses fièvres et ses souffrances et repartir guéri ou réconforté.

Mais l’arbre se fait vieux et tombe ; alors une bonne âme fait construire en 1627, une arche de pierre pour y déposer la précieuse statue. L’arche, avec sa pierre angulaire : Marie n’est-elle pas la mère de la Pierre Angulaire, le Christ Jésus.

1793 arrive avec ses saccages révolutionnaires et notre arche n’y échappe pas, la statue disparait.

Une modeste chapelle est construite sur le même lieu en 1808 et le curé de la paroisse offre une nouvelle statue qui sera volée la veille de Noël 1975.
Une troisième statue viendra prendre sa place dans la petite niche qui lui est consacrée.


L’attachement des pèlerins

Cette histoire nous montre la maturité spirituelle des pèlerins qui s’attachent plus au message de la Vierge Marie plutôt qu’à son image.
En ce temps où nous sommes privés de lieux de cultes, il est doux de comprendre que le vrai temple de Dieu, c’est notre cœur, là où le Christ et la Vierge aiment à se retrouver pour nous aider dans notre vie quotidienne. Alors, laissons-nous visiter dans la joie et l’espérance

Rénovée au début des années 1990, cette chapelle est devenue un lieu de passage sur l’une des nombreuses routes de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse le département du Maine-et-Loire.