P. Georges Gayet : "être au service des paroissiens"

Le père Georges Gayet, 41 ans, vient d’arriver du Bénin. Envoyé par son évêque Mgr Aristide Gonsallo il rejoint les trois paroisses de l’Aubance : Saint-Jean-Baptiste-en-Loire-Aubance, Saint-François-d’Assise-en-Louet-Aubance et Saint-Vincent-en-Aubance.

C’est avec un large sourire que le père Georges Gayet accueille les visiteurs dans le presbytère fleuri de Juigné-sur-Loire. Arrivé début septembre, il a quitté la paroisse du Bon Pasteur du diocèse de Porto Novo où il a été curé pendant 6 ans. Ordonné prêtre en août 2008, le père Georges a été auparavant vicaire pendant 4 ans. Il a aussi été aumônier de l’Enfance missionnaire pendant 10 ans, et directeur adjoint des Œuvres pontificales missionnaires.


Ancien aumônier de l’Enfance missionnaire

Pendant dix ans, le jeune prêtre travaille à « l’évangélisation des enfants par les enfants ». « Nous avons, là-bas, une pépinière d’enfants. Ils peuvent relever l’Église ! La foi est là, en gestation, on peut compter sur eux. Ils portent beaucoup de joie, ils sont une chance pour notre Église. » confie-t-il. Il explique que les enfants, en grandissant, s’engagent et prennent des responsabilités.

À Porto Novo, une expérience pastorale forte

Dans la paroisse du Bon Pasteur, 1 000 fidèles se rassemblent à la messe de 7h le dimanche matin, 1 000 autres fidèles, des enfants et leurs parents, lors de la messe de 10h. Autours de 300 jeunes de 16 à 19 ans se retrouvent le dimanche soir lors de la messe de 18h. A son arrivée, le père Georges Gayet a agrandi la chapelle qui n’était qu’un clocher qui dépendait d’une autre paroisse.

L’église de la nouvelle paroisse s’est érigée grâce aux dons de tous les paroissiens : ventes de charités, dons, apport de sacs de ciments. « Les croyants font preuve d’une grande générosité. Quand on donne, Dieu donne au centuple ! » Le père Georges explique qu’au Bénin, faire des dons à l’Église est naturel pour les paroissiens : « La richesse, c’est Dieu qui te l’a donnée, quand tu donnes, tu redonnes à Dieu. » En 2 ans, le gros œuvre de l’église a été construit. Son successeur va poursuivre le projet.

L’appel de son évêque à devenir prêtre fidei donum

« Les fidèles ont pleuré quand j’ai dit la messe d’au revoir. Je suis le curé fondateur. Pour moi aussi la séparation a été douloureuse. Je sais qu’ils me portent dans leurs prières. Je prie aussi pour eux. »

Pourtant, le père Georges n’a pas hésité à répondre à l’appel de son évêque, le père Aristide Gonzallo. « Je ne m’attendais pas à ce genre de mission. J’ai fait confiance à mon évêque qui connait Angers et qui me connait. S’il m’appelle c’est qu’il m’estime capable de mener cette mission pastorale. »

L’arrivée en Anjou : « prendre le temps de visiter chaque service, chaque relais »

Installation du P. Gayet à Mozet le dimanche 7 octobre

Arrivé mi-septembre, le père Georges Gayet a été touché par l’accueil des paroissiens. « L’accueil a été très chaleureux. J’ai été installé dans les trois paroisses : Saint-Jean-Baptiste-en-Loire-Aubance, Saint-François-d’Assise-en-Louet-Aubance et Saint-Vincent-en-Aubance.


J’ai tout ce qu’il faut pour la mission, même de quoi faire un potager ! » Le père Georges veut prendre le temps de visiter chaque service et chaque relais des quinze communes. Il a été agréablement surpris par l’implication des laïcs dans la pastorale.

Son défi ? « Agrandir la communauté chrétienne »

« Avec l’aide de Dieu, augmenter le nombre de fidèle. Je sais qu’il y des baptisés qui ne connaissent pas le chemin de l’église. Je veux célébrer des baptêmes, des mariages. Travailler pour avoir des couples mariés engagés dans l’Église. C’est à travers tout cela que nous pourrons agrandir la communauté chrétienne. »


Comment ? « Je vais apprendre aux gens à prendre du temps pour Jésus »

« Je veux être au service des paroissiens. Me rapprocher d’eux. Ici, chacun est chez soi, alors qu’au Bénin, il y a toujours quelqu’un qui vient au presbytère. A moi d’aller vers les paroissiens, de créer des liens. Quand je me déplace, mon statut de prêtre fait de moi Jésus qui vient dans leur maison. Je vais me faire inviter ! Et faire des paroissiens ma famille. »

C’est pour le père Georges Gayet « un devoir missionnaire » de répondre à cet appel. « Vous avez apporté la foi en Afrique. La foi a germé. Elle a porté du fruit. Cela me fait mal de voir qu’elle est peu présente ici. Je veux apporter et recevoir, partager différentes expériences de foi avec les personnes que je rencontrerai ».

Jésus, le premier acteur de la mission

Le père Georges Gayet reste humble devant la tâche qui lui est confiée : « Je suis prêtre, je me suis donné à Jésus. Il m’a envoyé en Europe. Je vais apprendre aux gens à prendre du temps pour Jésus. Ici, ils ne font que courir ! Mais le prêtre ne doit pas se leurrer, il n’est pas acteur de la mission : c’est Jésus lui-même qui l’est ! »