45 prêtres du diocèse à la découverte de la spiritualité du Prado


Du dimanche 20 au mercredi 23 janvier, 45 prêtres du diocèse se sont retrouvés à Limonest (Rhône) pour vivre un temps de fraternité et de réflexion autour de la figure du bienheureux Antoine Chevrier, fondateur du Prado. Sa spiritualité est toujours d’actualité... Témoignages après ce temps fort.

À l’école du Père Antoine Chevrier

Le père Loïc Bruneau, curé de la paroisse Saint-Maur-en-Loire-et-Vallée (Gennes) faisait partie des 45 prêtres qui ont vécu cette récollection : "Avec notre évêque, nous nous sommes mis à l’école du Père Antoine Chevrier, fondateur du Prado au 19ème siècle.

À Lyon et à Limonest, nous avons partagé, discuté, prié dans un climat détendu. Les axes du P. Chevrier sont toujours pertinents pour nous aujourd’hui : vivre la mission avec simplicité, aller à l’essentiel : Jésus le Christ.

Lire, étudier, méditer, travailler , prier l’Évangile, recevoir les autres, particulièrement celles et ceux rejoints par des pauvretés matérielle, spirituelles et culturelles".


Vivre la fraternité sacerdotale

Le père Georges Gayet, arrivé de Porto-Novo (Bénin) en septembre dernier et aujourd’hui curé des trois paroisses de l’Aubance, a beaucoup apprécié ces trois journées jalonnées de visites, de temps de réflexion et d’échanges.

Une façon de faire connaissance avec d’autres prêtres du diocèse et de vivre concrètement la fraternité sacerdotale. "Il y a cette chaleur, ce lien qui nous unit, cette joie de nous retrouver comme membres d’une même famille, de partager. Nous, prêtres, qui avons l’habitude de prêcher, nous avons pu écouter, et découvrir la spiritualité du père Chevrier."

Le Prado : être en union au Christ, présent parmi les pauvres

Les prêtres ont découvert ou approfondi la spiritualité d’Antoine Chevrier. Aujourd’hui, l’association des prêtres du Prado est un institut séculier, qui regroupe aussi des laïcs et des diacres. Tous les membres cultivent une attirance particulière d’union au Christ présent parmi les pauvres, par la contemplation évangélique de son mystère de l’Incarnation (la Crèche), de son chemin de Salut par la Croix (le Calvaire) et du don de sa vie de Ressuscité (le Tabernacle).

« Par l’étude de l’Évangile, la prière, la contemplation de l’œuvre de Dieu dans la vie des hommes et dans l’Église, nous laissons l’Esprit Saint former en nous Jésus-Christ dans l’action pastorale elle-même » Père Antoine Chevrier.

Bienheureux Antoine Chevrier

Le père Jean Joncheray faisait partie aussi du groupe. "Je me sens proche de cette spiritualité même si je ne connaissais pas bien la personne du père Antoine Chevrier."

"Le fait de se rendre dans les lieux où il a vécu, d’entendre les prêtres du Prado nous parler de sa spiritualité, nous a permis de mieux comprendre les prêtres qui parmi nous font partie de cet institut. Le père Antoine Chevrier était un homme de son temps, il était prophétique aussi car ses propos nous parlent encore aujourd’hui. "

Le père Antoine Chevrier : une figure d’actualité

"Cette figure de prêtre nous parle aujourd’hui", souligne aussi le père Georges Gayet. " Il ne suffit pas d’être prêtre. Il s’agit d’imiter celui qui nous a fait don de ce sacerdoce : Jésus-Christ. Est-ce que notre vie de prêtre est au diapason de ce que nous disons ? Comment mettre en pratique l’Évangile pour nous-même ?
Nous avons besoin de cette figure spirituelle aujourd’hui, pour témoigner de ce que nous prêchons, pour sortir de nous même et aller à la rencontre des autres. Évangéliser par le témoignage de vie et d’action, c’est cela dont le monde a besoin".

Aborder autrement sa vie de prêtre

Outre le fait d’avoir vu la neige pour la première fois, cette session aura marqué le père Georges Gayet. "J’aborde autrement ma vie de prêtre. Je serai d’avantage attentif à être le témoin vivant de l’Évangile que je viens de prêcher. C’est la grâce que j’ai demandé à Notre-Dame de Fourvière".


C’est le mystère de l’Incarnation qui a converti le Père Chevrier

C’est en méditant le mystère de l’Incarnation, la nuit de Noël 1856, que le père Antoine Chevrier a reçu des lumières qui allaient fixer l’orientation de sa vie et de son ministère auprès des pauvres.

« C’est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté de notre Seigneur et de son abaissement parmi les hommes que j’ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible. C’est le mystère de l’Incarnation qui m’a converti. Je me disais : le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant, que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ! Les hommes continuent à se damner. Alors, je me suis décidé à suivre notre Seigneur Jésus-Christ de plus près, pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes. Et mon désir est que vous-mêmes, vous suiviez aussi notre Seigneur Jésus-Christ de près. »

Le sigle du Prado : la crêche, la croix, l’Eucharistie
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