L’œcuménisme, ça n’est pas qu’une semaine par an !


7 janvier 2026

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L’œcuménisme, ça n’est pas qu’une semaine par an ! Une preuve : le voyage œcuménique en Égypte organisé en octobre par les protestants du Grand Ouest. Il réunissait 37 personnes, des protestants et des catholiques sous la houlette d’un prêtre de notre diocèse, le père Jean-Marie Gautreau et de trois pasteurs.

L’objectif était de découvrir l’église copte orthodoxe et les Pères du Désert, fondateurs du monachisme occidental, inspirateurs de saint Benoît. Des églises du Caire, aux murs disparaissant sous les icônes, jusqu’aux monastères du désert du Wadi al-Natrun et de la mer Rouge (havre de verdure au milieu de terres arides et pierreuses), les pèlerins ont plongé dans le christianisme oriental originel fondé au Ier siècle par saint Marc l’Évangéliste.

L’émotion est vive lorsqu’on foule cette terre chargée d’histoire, des pharaons aux Pères du désert en passant par Moïse et la Sainte Famille qui, selon la tradition populaire égyptienne, aurait erré pendant trois ans sur les chemins d’Égypte.

Une expérience spirituelle forte

Découvrir saint Paul de Thèbes, initiateur de l’érémitisme et son disciple saint Antoine-le-Grand en visitant ces monastères couleur de sable, est une expérience spirituelle forte. Les moines d’aujourd’hui y sont nombreux et accueillants. Et l’atmosphère, sereine malgré la chaleur, porte à la prière. Nous découvrons avec surprise que saint Benoît s’est inspiré de leur expérience pour créer les monastères occidentaux et leur célèbre Règle.

De nombreuses et passionnantes rencontres ont aussi ponctué le voyage : celle avec le frère Adrien Candiard, prieur du couvent des Dominicains du Caire, bien connu pour ses cours et nombreux écrits, cella avec sœur Sara, bras droit de sœur Emmanuelle, qui a repris le flambeau à son décès et s’occupe avec passion et dévouement des chiffonniers du Caire avec l’aide de quarante sœurs.

Il y a aussi eu le dialogue avec Monseigneur Amba Thomas, évêque copte créateur d’Anaphora, lieu de retraite œcuménique dans le désert près d’Alexandrie, où chacun peut venir se ressourcer physiquement et spirituellement quels que soient sa religion et son parcours. Nous avons également rencontré frère Wadid, du monastère de Saint Macaire-le-Grand, pilier de la communauté copte orthodoxe.

Oui, l’œcuménisme est une belle chose lorsque l’on va à la rencontre les uns des autres, sous le regard de Dieu, notre plus grande joie étant d’imaginer, dans ces moments précieux, combien il nous guide et nous accompagne !