« Quand on s’abandonne Dieu, tout est possible ! » : sœur Viviane, nouvelle accompagnatrice du service des vocations.


29 janvier 2026

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Un témoignage poignant : malgré les épreuves, sœur Viviane Ralalarisoa est devenue religieuse, au sein de la congrégation des Sœurs missionnaire de l’Évangile. Elle vient d’arriver au diocèse comme accompagnatrice du service des vocations (service jeunes). Portrait, à l’occasion de la fête de la vie consacrée le 2 février.

Sœur Viviane a posé ses valises à Angers il y a 4 mois, à la suite d’un appel du diocèse pour remplacer sœur Hanitra au service des vocations lié au service jeunes. Elle arrive de Paris où elle a étudié la théologie au centre Sèvres à Paris. Religieuse depuis 23 ans au sein de la congrégation des Sœurs missionnaires de l’Evangile, sœur Viviane a grandi à Tananarive, la capitale de Madagascar.

« Servir l’Eglise », sœur Viviane en rêve depuis toute petite.

Depuis l’enfance, un appel de Dieu à servir l’Eglise 

Dès l’âge de 8 ans, elle est admirative du dévouement d’une sœur missionnaire qui « donnait tout son temps à la paroisse et à l’école ». Elle discute avec elle. « Ensuite j’ai un peu oublié… et puis c’est revenu plus tard ». « Ce qui m’a attirée, c’était le don total de ces religieuses à travers la pastorale, pour l’Eglise et pour les personnes, les familles… »

Sa mère décède alors qu’elle a 12 ans. Aidée de ses trois grands frères, c’est elle qui s’occupe désormais des quatre plus petits. Il y a tant à faire : retours de l’école, lessive, cuisine… tout en poursuivant sa scolarité.

Vers l’âge de 20 ans, alors qu’elle ressent l’appel dans son cœur à donner sa vie à Dieu sur le modèle des sœurs missionnaires, elle doit pourtant continuer le travail domestique.

Un « vrai combat »

Sa famille s’oppose à ce qu’elle quitte la maison. « C’était un vrai combat » relit aujourd’hui sœur Viviane qui confie cet appel de Dieu à une cousine religieuse. Elle finira par fuir pour pouvoir entrer chez les sœurs, tout en faisant confiance au Seigneur… Deux mois plus tard, elle apprend qu’un de ses grands frères s’est marié. Avec son épouse ce sont eux qui reprendront la gestion de la maisonnée.

« Il s’agissait d’un vrai appel de Dieu, et je savais qu’il n’abandonnerait pas ma famille après mon départ. Dieu a pourvu, et je me suis retrouvée en paix » relit-elle aujourd’hui.

Après son noviciat à Tananarive puis ses vœux, elle poursuit les études de professeur des écoles en parallèle de formation religieuse à Madagascar puis s’envole pour la France où elle complète sa formation par un cursus de théologie.

Elle partira ensuite en Centrafrique pour un an, au Sénégal 10 ans où elle est directrice d’école, puis à Paris.

Aujourd’hui, elle réside en communauté avec deux autres sœurs dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin à Angers. Elle est présente le mardi et le jeudi. En qualité de Religieuse en mission ecclésiale (Reme), elle accompagne le service des vocations (lié au service jeunes). Comme membre de l’équipe, elle participe à l’élaboration de soirées et de temps forts au sein de l’aumônerie des collèges et lycées du doyenné Outre-Maine. Elle est aussi animatrice en pastorale au collège Saint-Charles, et membre de de l’EAP de la paroisse Saint-Lazare-Saint- Nicolas.

« Quand on s’abandonne vraiment au Seigneur, tout est possible ! »

Aujourd’hui sa mission s’enracine dans une foi profonde. « C’est une grosse mission, mais je ne ressens pas de fardeau car j’ai vraiment la joie de me donner totalement » confie celle qui « aime beaucoup la collaboration avec les collègues ».

Chaque jour elle prie pour les jeunes. « Je les porte dans mon cœur. Je prie pour leur avenir, et pour qu’ils découvrent davantage que le Seigneur est bon ». Pour certains jeunes qui se sentent appelés, il peut être parfois difficile de faire le pas de répondre à l’appel (environnement familial, contexte actuel etc.). Mais quand on s’abandonne totalement au Seigneur, tout est possible ! Il fait 1000 fois plus que ce qu’on imagine qu’il fait dans nos vies. Nous, on se fatigue vite quand on ne s’appuie que sur nos propres forces » conclut-elle.