« Un grand moment d’émotion » : le témoignage de la famille de Jean Lépicier béatifié le 13 décembre


7 janvier 2026

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Christian Lépicier apporte son témoignage, après la béatification samedi 13 décembre à Notre-Dame de Paris, de son ancêtre Jean Lépicier et de 49 autres compagnons.

« Nous avons eu le très grand bonheur de vivre en famille ce moment unique et inoubliable. Nous avons été invités à participer à la célébration de la béatification de notre oncle Jean et de ses 49 compagnons de misère.

Déjà sur le parvis l’émotion et la joie des fidèles étaient palpables, tout n’était que sourires, embrassades, échanges de mots agréables et regards bienveillants.

Nous étions tous portés, heureux de nous retrouver tous ensemble, comme si nous nous connaissions de longue date. Un lien nous unissait, nous étions tous des proches d’au moins un des 50 !

Une fois rentrés dans la cathédrale, le temps s’est arrêté, dès que l’orgue s’est mis à vibrer jusqu’au moment où il a accompagné notre sortie sur le parvis. Une vraie harmonie entre officiants et familles sous le regard des béatifiés et celui de Dieu.

Cette cérémonie était l’aboutissement d’une longue histoire qui nous dépassait, nous étions à la fois émus et contents d’être là.

Tonton Jean réapparaissait soudain aux siens après des années sans nouvelle depuis sa dernière lettre à « son petit papa chéri, sa petite maman chérie et ses biens chers frères et sœurs » en juillet 1944, comme, je pense, les 49 autres béatifiés réapparaissaient chacun à leur famille. Quel retour, une sorte de résurrection !

Je pensais alors à mes grands-parents, mon père, ses frères et sœurs partis le rejoindre avant cet inoubliable événement.

Et puis nous avons été emportés par la beauté et la majesté de la cathédrale, pimpante presque pour nous, la lumière bleutée des vitraux et des rosaces, la solennité, le nombre impressionnant d’archevêques, d’évêques de prêtres et de religieux en rouge et blanc, blanc et rouge. Nous étions en communion.

Beaucoup d’émotion, de recueillement et de respect  avec des moments poignants, des mots justes, des prières et des chants.

Pendant l’appel des béatifiés, le témoignage de leur courage de leur engagement et de la fraternité, tonton Jean revenait comme si je l’avais connu.

Me revenait également en mémoire la force des mots simples du père Gaby, curé de Feneu, qui a aidé à la cause de béatification de tonton Jean « Il n’y a que la foi qui sauve » et de ma mère qui chantait « Sans amour, on n’est rien du tout » d’Edith Piaf.

Je me disais : « Les hommes sont capables du pire comme du meilleur », mais il y a toujours une petite lumière qui brille dans les ténèbres, il faut juste savoir la voir, pour la partager.

Cette belle cérémonie a ravivé en moi l’espérance qui est le moteur de la foi.

Et quel témoignage fort, quel exemple pour les jeunes en général, mes enfants et petits-enfants en particulier. »

Samedi 10 janvier, une plaque commémorative au nom de Jean Lépicier sera inaugurée dans l’église de Feneu par Mgr Delmas, qui célèbrera une messe d’action de grâce à 18h30. Cette cérémonie est ouverte à tous.