5 février 2026
Sainte Agathe de Catane
4 février 2026
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Deux propositions de loi sur la fin de vie vont être débattues à l’Assemblée nationale à partir du 16 février (votes prévus le 24 février). L’une comporte la proposition d’instituer « l’aide à mourir » dans notre pays (suicide assisté et euthanasie). La Cellule de veille bioéthique incite chacun d’entre nous à interpeller son député au sujet des risques que l’adoption de cette loi entraînerait pour la société tout entière.

Depuis le vote de mai 2025 (première lecture à l’Assemblée nationale), vous avez certainement davantage mesuré la complexité de ce sujet et les risques de telles évolutions pour nous tous, au travers de la tribune des Évêques, des débats au Sénat, dans les médias et autour de vous.
Les députés ont voté à l’unanimité une loi améliorant l’accès aux soins palliatifs et c‘est un signal fort pour les 50 % des patients qui n’y ont pas accès aujourd’hui. Mais cette loi va mettre dix ans à rétablir une équité d’accès sur notre territoire.
Dès lors, quel message notre société va-t-elle transmettre aux plus fragiles d’entre nous en promulguant dans l’urgence un droit très large à mourir ? Si ce choix est fait, collectivement, nous leur signifions que la solution proposée est de mourir. Éligible au regard de la loi, ils devront se poser quotidiennement la question de leur légitimité à vivre.
Dès lors, quel message notre société va-t-elle transmettre aux soignants en souffrance et inquiets des risques de déstructuration des équipes ? Alors que notre
système de santé est déjà en grande difficulté, il est de notre responsabilité collective de les soutenir.
La CVB a déjà rencontré les élus du Maine-et-Loire, et s’apprête à les revoir avant le vote du 24 février prochain.
Ils sont attentifs à la parole de leurs électeurs et nous vous incitons à les contacter avant le vote du 24 février.