5 février 2026
Sainte Agathe de Catane
A l’occasion du dimanche de la santé le 8 février, voici le témoignage d’Annie. Chaque semaine, cette paroissienne porte la communion à son amie Marie-Hélène, en situation de handicap.
« J’ai fait la connaissance de Marie-Hélène lors de la messe dominicale il y a plusieurs années. Nous sommes devenues amies. À la suite de graves problèmes de santé, Marie-Hélène a subi une intervention chirurgicale. Elle se déplace désormais en fauteuil roulant à l’extérieur, et à son domicile quand elle est chez elle. Autrefois, Marie- Hélène avait longtemps porté la communion à l’organiste à l’église Saint-Aubin. Il est normal qu’en retour une personne lui rende ce service. Après avoir prié l’Esprit Saint, j’ai ressenti le besoin d’aller lui porter « Jésus » à son domicile.
Porter la communion : une responsabilité
Porter la communion, c’est une lourde responsabilité. L’hostie consacrée qui est déposée dans la custode, c’est comme un petit tabernacle dans lequel est déposé le corps de notre Seigneur Jésus-Christ. On doit donc en prendre soin et veiller à ce que personne ne puisse l’atteindre jusqu’au moment où le malade reçoit la communion.
C’est un geste de foi, une démarche fraternelle de la communauté chrétienne envers les personnes qui ne peuvent pas vivre le temps de la messe à l’église.
La démarche de porter la communion se fait ensuite d’une manière simple et amicale. D’abord, nous nous saluons puis échangeons des nouvelles. On commente le déroulement de la messe du jour. Marie-Hélène me demande le nom du prêtre qui a dit la messe. Il est important d’établir des liens avec ce qui a été vécu en assemblée dominicale ; notamment au niveau des lectures et de la prière universelle. On commente les lectures du jour.
Il existe un document pour aider les personnes à conduire la prière.
Ensuite je dépose la custode sur une petite table recouverte d’un napperon brodé où une bougie est allumée. Le signe de la croix marque l’entrée dans la prière.
On récite un je crois en Dieu, un Notre Père et un Je vous salue Marie. Après avoir dit le rite de la communion, je présente l’hostie à Marie-Hélène qui me répond « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guérie ».
Suite à un temps d’adoration silencieux, on chante le chant final de la feuille de chants du dimanche.
C’est un bonheur pour moi de pouvoir transmettre ma joie en apportant Jésus au domicile de la personne handicapée »