4 avril 2026
Saint Isidore de Séville









1400 personnes se sont rassemblées à la cathédrale pour le mercredi des Cendres. Au cœur des vacances scolaires et malgré les inondations angevines, c’est une assemblée fournie qui a été accueillie par les équipes paroissiales qui ont su guider chacun vers une place dans la cathédrale comble.
Beaucoup d’étudiants et de jeunes avaient répondu à l’invitation à cette célébration marquée par la ferveur et le recueillement. Pour ceux qui le souhaitaient, cette entrée en carême a pu se poursuivre par une veillée d’adoration du Saint-Sacrement pendant laquelle était proposé le sacrement de pénitence et de réconciliation. De quoi inaugurer et vivre un carême à la suite de Jésus-Christ, à l’écoute du Père et disponible aux appels de l’Esprit-Saint comme y a invité Monseigneur Delmas.
Photos © Bruno Rousseau
Le Mercredi des Cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, signe aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.
On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.
Accorde-nous Seigneur de savoir commencer saintement par le jeûne l’entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal.
Collecte du Mercredi des Cendres – Missel romain
La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur.