10 avril 2026
Saint Fulbert
Ce jeudi 9 avril, avait lieu l’inauguration et la bénédiction de la galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers, réalisée par l’architecte japonais Kengo Kuma sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de la culture. Au-delà de la beauté architecturale, la galerie est un lieu de rencontre.
C’était un moment très attendu. Ce jeudi 9 avril, avait lieu l’inauguration et la bénédiction de la galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers, réalisée par l’architecte japonais Kengo Kuma sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de la culture. Porté conjointement par l’État propriétaire, le diocèse d’Angers et la paroisse affectataires et la ville d’Angers, cet évènement est l’aboutissement de nombreuses années de travaux. La galerie se présente sous la forme de trois grandes arcades contemporaines visant à protéger le portail médiéval des intempéries mais aussi à le mettre en valeur. Le choix de matériaux pour la réaliser s’est porté sur du béton contenant du sable de la Loire et ses affluents.
L’inauguration et la bénédiction se sont déroulées en présence de l’architecte Kengo Kuma, du maire d’Angers Christophe Béchu, de la ministre de la culture Catherine Pégard et de notre évêque monseigneur Emmanuel Delmas.



Photos : Communication diocésaine – Michel Morille
« Un seuil qui nous permet de ne pas entrer trop brutalement dans un mystère qui nous dépasse »
Au cours de l’inauguration, monseigneur Emmanuel Delmas a salué tout le travail accompli : « Cette galerie permet de contempler définitivement la majesté de ce portail médiéval. Mais au-delà de cette œuvre, les arches par leurs voussures, nous appellent à entrer plus avant dans notre cathédrale. La galerie est un seuil qui nous introduit, nous permet de ne pas entrer trop brutalement dans un mystère qui nous dépasse. Nombreux sont ceux qui franchiront ces lieux pour y être accueillis. Cet espace est un lieu de rencontre », a-t-il ajouté au cours de la bénédiction qui était accompagnée de chants et d’orgue.
Pour le père Emmanuel Bouchaud, vicaire général, la galerie « est la rencontre entre le bruit de la ville, et le silence de la cathédrale. C’est un lieu de dialogue entre l’art et la foi, entre les croyants et les non-croyants, entre le monde terrestre et la « Cité de Dieu » (Saint Augustin) ».
« Comme des portes ouvertes qui invitent les gens à entrer »
Pour le père Aymeric de Boüard, curé de la paroisse, « cette inauguration marque la fin d’un chantier mais aussi le moment de s’approprier ces nouveaux espaces ». Galerie, mais aussi nouveau parvis… ces lieux réaménagés sont « comme des portes ouvertes qui invitent les gens à rentrer, mais aussi à sortir à la rencontre de ceux qui regardent, qui s’arrêtent », a-t-il dit. « L’architecture ne fait pas l’unanimité chez les fidèles, et ces goûts différents sont bien légitimes. L’enjeu est de les aider à s’approprier petit à petit cet espace, et à en découvrir les ressources : la galerie pourra accueillir des temps de prière à la porte de l’édifice, ou des bénédictions » a-t-il ajouté, avant de citer le prophète Isaïe, qui « nous invite à élargir l’espace de notre tente » (Is 54). « Plutôt que de nous replier sur nous-mêmes, nous sommes invités à sortir et à voir plus large. Dans la mission de recevoir cette œuvre de Kengo Kuma, le Seigneur nous appelle à vivre une sorte de déplacement et à élargir nos cœurs » a-t-il dit.
Quelques heures avant l’inauguration officielle, des élèves de 1ère du lycée Bergson d’Angers ont pu visiter la galerie aux côtés de l’architecte. Une visite qui marque l’aboutissement d’un travail mené au cours de l’année dans le cadre de l’option Arts plastiques. Simon a été marqué par « la lumière et la grandeur » de la galerie au moment de sortir de la cathédrale. De son côté, Lucas apprécie « le choix utilisé dans les matériaux pour réaliser l’arche ». « Je trouve que l’ensemble s’harmonise bien. Et de l’intérieur on voit que la galerie protège le portail médiéval de la lumière, mais laisse quand-même passer de la luminosité. Au moment de sortir de la cathédrale et de passer en dessous, c’est vraiment très impressionnant ».
A l’issue des discours officiels et de la bénédiction, un spectacle était proposé (arts du cirque, chants, lecture et danse), avant de laisser le public nombreux, déambuler librement autour de la galerie.

Photos : Communication diocésaine – Michel Morille