L’Université catholique de l’ouest : une mine d’or pour les chercheurs


2 juillet 2026

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Pôle d’excellence en matière de formations universitaires et de recherches, l’Université catholique de l’Ouest est aussi une mine d’or pour les chercheurs. Rencontre avec Guillaume Le Vern, directeur adjoint des bibliothèques et de la Mission patrimoine.

L’Université catholique de l’Ouest est un immense conservatoire patrimonial regorgeant d’ouvrages couvrant plusieurs siècles et d’objets scientifiques notamment en lien avec les matières enseignées. C’est sur cette « caverne d’Ali Baba » que veille Guillaume Le Vern, jeune quadragénaire qui a fait ses classes entre autres, à la bibliothèque de l’École biblique de Jérusalem et à l’École française d’Athènes. Un beau CV pour une mission essentielle !

Sa passion lui est venu avec l’émotion ressentie devant les fonds anciens découverts pendant ses études. Aujourd’hui, il gère et rend accessible aux chercheurs du monde entier, un fonds de plus de 350 000 volumes issus de différents modes d’acquisition, fonds initial de l’université, dons et legs avec bien évidemment un fonds religieux impressionnant, notamment les 3500 notes d’André Caquet, protestant, titulaire de la chaire d’araméen et d’hébreu au Collège de France qui a souhaité offrir son travail à l’UCO.

Des collections très anciennes

Depuis un vieil Ordo daté de 1430, jusqu’aux 300 000 planches d’herbiers en passant par une superbe collection de fossiles ou les tapisseries de la Pinthière, chacun peut trouver de quoi nourrir ses recherches ou tout simplement sa passion du beau et de l’Histoire.

Guillaume Le Vern rappelle avec modestie que sa mission est de conserver mais aussi de faire vivre et de faire connaître les collections, pour communiquer un savoir mais aussi des émotions.

Comme devant la Bible de Walton, ouvrage édité en 1657 qui à travers plusieurs tomes, présente l’intégralité des textes bibliques en huit langues parmi lesquelles l’éthiopien, le farsi, l’arabe ou l’hébreu.

Les anciens appareils scientifiques, légués par d’anciens enseignants de l’UCO ou reçus grâce à des donateurs sont les témoins de l’évolution scientifique mais sont également de beaux objets de bois de verre ou d’acier, dont l’esthétique n’a pas été négligée au profit de la science.

Tous ces trésors sont accessibles aux étudiants chercheurs et sont présentés ou parfois prêtés lors d’expositions thématiques. Notre passé religieux, culturel et scientifique repose entre de bonnes mains aujourd’hui et pour les générations futures.