Séries d’été : la Pastorale du tourisme, une équipe passionnée !


29 août 2023

| Actualités du diocèse |

Vitraux, reliques, saints méconnus de l’Anjou… On doit la série d’été « piété populaire en Anjou » à l’équipe dynamique et passionnée du Service diocésain Société et Cultures, celle de la Pastorale diocésaine du tourisme. Rencontre.

Ils s’appellent Jean, Vincent, Gaëlle, Pascale, Anne-Sophie ou Clotilde. Ils ont entre 32 et 65 ans, ils ont tous la foi, « sont tous amoureux du Maine-et-Loire et ont tous l’appétit de connaître » se réjouit Pascale Racon, à la tête de l’équipe diocésaine de la Pastorale des réalités du tourisme et des loisirs depuis trois ans. Sous l’égide du Service Société et cultures piloté par le Père Jean-Marie Gautreau, Délégué épiscopal, « notre objectif est de donner une âme au temps libre, de faire découvrir au public toutes les richesses de l’Anjou, qu’elles soient patrimoniales ou naturelles » indique-t-elle.
Et ça marche. En témoigne la série de cet été « piété populaire en Anjou », demandée par le Service communication du diocèse et relayée par les réseaux sociaux. Une série qui ressuscite, grâce à des photos et des articles documentés, des vitraux remarquables, des calvaires abandonnés à la croisée des chemins du Maine-et-Loire ou des lieux de pèlerinages méconnus. Comme la Via sancti Martini, le chemin de Saint-Martin, qui « suit pour l’essentiel le GR3 le long de la Loire et offre des paysages et un patrimoine exceptionnels » ! Mais on y apprend aussi comment sont nés ces pèlerinages ou la vie des saints s’y référant.

Calvaire de Rochefort-sur-Loire (crédit communication diocésaine)
Calvaire de Rochefort-sur-Loire (crédit communication diocésaine)

Concrètement, pour révéler ces pépites de notre territoire, l’équipe se réunit tous les deux mois et échange sur les projets « Chacun travaille de son côté ou à deux, avant de m’envoyer la synthèse que je relis. Pour la série d’été, chacun a créé son sujet et a pris les contacts nécessaires. Gaëlle, guide-conférencière de formation, s’est par exemple occupée des croix et calvaires et aussi des reliques. Anne-Sophie, ‘passionnée de patrimoine’ s’est occupée des flyers Comprendre une église qui adapte son contenu à chaque édifice. Plutôt que de faire rapidement le tour d’une église, nous allons inciter les gens à comprendre ce qu’il y a à l’intérieur, comme la fonction d’un autel, d’une chaire etc. » décrit Pascale.

S’adresser à tous, chrétiens ou non

Les posts publiés sur les réseaux renvoient à des articles du site internet diocésain, qui invitent à découvrir les lieux qui parlent de Dieu. « Notre but est de s’adresser à tous les touristes, chrétiens ou non » souligne Pascale qui rappelle que la Pastorale fait partie du nouveau Dicastère pour l’évangélisation.
Pour cela, des flyers et affiches intitulés : « À la découverte des perles de l’Anjou » avec un QR-code renvoyant sur le site dédié au tourisme, ont été distribués dans toutes les paroisses. Un premier pas qui ouvre parfois certains visiteurs à une curiosité plus large « de l’Église avec un grand E ».

Liens avec les associations de patrimoine locales

Ce travail d’équipe va dans le sens de la « mission confiée par Mgr Delmas », et offre chaque fois de belles occasions de rencontres : « Nous avons découvert qu’à Chemiré, à Maulévrier, à Montplacé ou à la Séguinière, il y avait des associations, et aussi beaucoup de chrétiens qui veulent faire vivre les petites églises. On tisse des réseaux ! » s’enthousiasme la responsable.

Ainsi en mars, la série de carême a été l’occasion de « faire un tour des monastères ». « Un prieur nous a dit : c’est super, nous voulons participer !» se souvient Pascale. « La Pastorale du tourisme est une porte d’entrée pour mettre en valeur ces lieux de présence d’Église, de rencontre avec Dieu, pour que chacun s’ouvre à l’autre. Nous sommes pétris de ça » poursuit-elle. « Dans l’équipe, chacun est proche de l’Église mais aussi ouvert sur le monde » confie celle qui travaille avec les offices du tourisme et les élus locaux.
L’un de ses objectifs est de développer davantage de liens avec les services diocésains dont celui de la liturgie, de l’art sacré ou des pèlerinages.

« De toutes façons, le Seigneur nous guide. Nous, on ne fait que proposer » conclut Pascale avec confiance.